Johnny Hallyday

Flash-back sur les sixties. Un rocker de dix-sept ans contribue largement à précipiter la France dans la modernité. Cet adolescent plutôt timide et solitaire, bien avant les enfants de 68, inaugure l’ère des conflits de générations. Avec Johnny et une poignée d’autres, dont Eddy Mitchell, des gosses de moins de vingt ans, prolos plutôt mal partis, parce qu’ils ont entendu quelque chose de mystérieux dans les hoquets d’Elvis Presley, vont devenir les idoles d’une jeunesse mieux nantie qu’eux.
Ces jeunes gens, pour avoir écouté Johnny, vont définitivement l’associer à leur chronique personnelle au long des décennies suivantes. Pourquoi lui et pas les autres ? Qu’a-t-il bien pu distiller qui les a aidés à vivre ?
Ces adieux à la scène marquent aussi la fin définitive des « tendres années » pour ses centaines de milliers de fans. Pour nous aussi. Et pour tous les tenants des sixties, il est temps de dialoguer en paix avec les teenagers qu’ils ont été. Avant de laisser partir Johnny.