« La campagne est une ludothèque qui s’ignore »

Par 25 octobre 2019 à 18:26

« Si un peu de rêve est dangereux, ce qui guérit, ce n’est pas moins de rêve, mais plus de rêve » écrit Marcel Proust, sacré Marcel !

Quand sortir de la ville pour respirer un grand bol de campagne passe par la lecture, c’est à Catherine Meurisse qu’on le doit !

La couverture cette bande dessinée est déjà une invitation aux « grands espaces » mais en tourner les pages, quelque fois touffues, rappelle à ceux qui l’ont vécu, la magie d’une enfance à la campagne. A ceux qui ont grandi ailleurs, elle offre la possibilité d’un songe.

Certains diront que la rêverie à travers les « plantations littéraires » qui citent les grands classiques comme Proust ou Rabelais, sont déjà des vies pour privilégiés. Pourtant, j’aime à penser qu’on peut être séduit par des inconnus, dans un roman, une BD ou un tableau, comme dans la rue !

Alors si Proust ou Rabelais, ne sont ici que des personnages secondaires, la vraie héroïne, c’est dame Nature et tous ces cadeaux pour les yeux ! Comme un musée à ciel ouvert.