A la poursuite de ses rêves

Par 4 novembre 2019 à 11:49

"C'est un pays où les querelles durent mille ans. La vallée s'y enfonce, s'égare comme un sourire de vieillard. Tout au fond, pas loin de l'Italie, un cyprès immense cloue le hameau à la montagne. Les maisons font cercle, se bousculent et tendent leurs tuiles brûlantes pour le toucher. Les ruelles sont si étroites qu'on s'écorche les épaules à les parcourir. Ici, la place est rare et la pierre la convoite. A l'homme, elle ne laisse que des miettes."

Sur la foi du récit d’un vieux concierge qui affirme avoir vu, enfant, les restes d’un dragon dans une grotte en montagne, Stan, paléontologue, entraîne deux scientifiques et un guide de montagne à la recherche de ce qui pourrait être le squelette d’un dinosaure. Au fur et à mesure de l’équipée aux confins d’un glacier entre France et Italie, les souvenirs d’enfance de Stan vont ressurgir : son père, le Commandant, sa mère trop tôt disparue, la solitude, la lecture (déjà son amour pour les histoires). Et le sentiment d’avoir quelque chose à prouver.

Sa quête scientifique va devenir une aventure humaine, mettant à l’épreuve l’amitié qui lie ces hommes, et surtout, pour Stan, un voyage introspectif, une obsession à poursuivre coûte que coûte.

Comme dans "Ma reine", son précédent roman, Jean-Baptiste Andréa place la nature au cœur de son livre, ici la montagne au fil des saisons, majestueuse, dangereuse et immuable, contrairement aux hommes.

Dans une écriture visuelle et poétique, "Cent millions d’années et un jour" nous invite à partir à l’aventure et à croire en nos rêves.