Vingt quatre heures dans la vie d’une ville

Par 31 mars 2020 à 12:42

« Comment cette journée pouvait-elle être si étrange? Elle donnait l’impression d’avoir ralenti jusqu’à n’être plus qu’un murmure, puis tous ces mondes et ces vies étaient entrés en collision… »

Le cœur de la mégalopole bat au rythme des chants d’hommes et de femmes convergeant vers le palais présidentiel pour rendre hommage au père de la Nation qui vient de s’éteindre.
Dans une chaleur accablante qui redessine la géographie de Johannesburg, les destins de deux personnages centraux vont se frôler et écrire par un jeu de contre-points, l’histoire singulière de cette journée particulière.

Il y a Gin, artiste exilée à New-York depuis 20 ans, revenue au pays pour fêter les 80 ans de sa mère. Au cours de ces 24 heures elle va redécouvrir sa ville natale qu’elle a fuie et affronter les zones d’ombre de sa personnalité borderline. A l’opposé, en bas de l’échelle sociale, il y a September, sans abri estropié par la répression policière lors d’une manifestation contre les dirigeants d’une exploitation minière. Depuis il se poste chaque jour devant le siège de la société Diamond qui l’employait pour réclamer justice.

De manière improbable, les chemins de Gin et September vont se croiser, à la recherche d’un chien perdu ! En satellites, une mère, un amoureux de jeunesse éconduit, une sœur, un ami, l’orage de seize heures…

Fiona Melrose revient dans sa ville natale avec ce roman écrit en hommage à Virginia Woolf. Tout comme Mrs Dalloway dont l’histoire se déroule sur une journée dans la ville de Londres après la Première guerre mondiale, Johannesburg est le théâtre pendant vingt quatre heures d’événements historique et intimes. Après Midwinter, un deuxième essai maîtrisé et lucide sur la grandeur et la décadence d’une nation qui pleure son Madiba.